virtu@lis
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Du Bout Des Doigts

Du Bout Des Doigts 

 

Je n'ai pas cessé de pleurer depuis l'instant où je t'ai quittée,

dès lors que de mon champ de vision tu t'es effacée

c'est comme si l'envie m'avait délaissé,

comme si tout avait repris sans ce merveilleux répit

 

Comme si j'avais cessé d'exister

Comme si mon cœur avait lui aussi décidé

De ne plus jamais s'affoler

Comme chaque fois que nos regards s'enivraient sans dépit

 

Affreusement mutilé de ma meilleure moitié

Une foule se bouscule dans ma tête tourmentée

Que faire, que décider et où aller ?

Suis je à nouveau sur le chemin maudit ?

 

Je tente de me dépasser mais j'attend surtout le couperet

Le déclic qui vas me renverser

De ses mots dont tu as le secret pour me bouleverser

J'attend ainsi, affaiblis et atrocement en vie, je poursuis

 

Je me pose indéfiniment la même question

L'éternelle du oui ou du non

La grande question d'un bel adieu

Ou d'un fantastique à plus tard pour mes yeux

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Petit Homme

Petit Homme 

Courage petit homme il n'y a pas d'océan sans fin

Tu vogues, tu vogues vers ton destin, ballotté dans les tempêtes tu files vers des terres plus accueillantes et espère de tout ton cœur que du haut des grandes falaises quelqu'un t'attendras encore

Tu n'as plus que ça pour t'accrocher a ton petit navire qui file et se déchire dans le vent et les vagues

Tu pries la justice du ciel que tu t'imagines, tu continues de penser a cette belle que tu t'imagines

Quand tu entends cracher un nouveau fracas, tu te hâte pourtant las

Dans quel état arriveras tu la-bas ?

Courage petit homme il n'y a pas d'océan sans fin

Accroché au nez de ton vaisseau, tu te diriges ardent et confiant sur l'océan essayant de ne pas sombrer dans les flots

Tu pries pour que le temps soit clément, bonne brise bon vent

Tu t'allonges regarder les étoiles parfois quand tu es seul, son visage est la dedans tu es sur le seuil

Dans quel état tu n'y penses pas tant que t'y vas

Courage petit homme il n'y a pas d'océan sans fin

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Ton Visage

Dédié à Vickie 

Ton Visage 

 

Je suis là l'air idiot à te regarder, j'ai des papillons dans le ventre et des oiseaux dans le cœur

Ma fichue sensibilité me détaille ton visage, émerveillé je dresse ce portrait

 

Ton visage ouvre des routes, c'est une carte des étoiles

Un hôpital des rêves, un dispensaire des trêves

 

Je me plais à le dessiner :

Plisse les yeux, la douceur se dégage, des petits picotements jaillissent de tes joues, un secret se cache dans ton sourire

 

Ton visage est devenu réalité, dans mes yeux il a prit forme et je ne pouvais plus ignorer

Je n'ai plus qu'a réaliser à contempler ce qui me manque à jamais

 

Comment pourrais je oublier, chacun de tes sourires comme une étoile filante me font faire le même vœux

Comment pourrais je les oublier, même si je sais bien qu'ils ne se réalisent que derrière mes yeux fermés

 

Ton visage a l'allure d'une brillante idée, le goût d'un éveil

Mon cœur de pierre s'est rendu comme le beurre devant ce soleil

 

J'aime le parcourir :

Chaque sourire est comme une confidence, chaque rire comme une faiblesse, chaque regard une révélation

 

Ton visage est devenu réalité, dans mes yeux il a prit forme et je ne pouvais plus ignorer

Je n'ai plus qu'a réaliser, à contempler ce qui me manque à jamais

 

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Aurore

Aurore 

 

L'aurore s'éveille emportant avec elle un perdu au regard triste, il a vu s'envoler les oiseaux bleus et les matins gris

Il cours contre la montre, il marche sur ce trottoir qui n'est pas à lui en y pensant toujours plus fort

Que cherche t'il dans le ciel désert ? Et quels sont ses maux ?

Que cherches tu dans tes insomnies ? Et qu'attends tu de ces nuits ?

Un frisson étrange parcourt pourtant l'étranger ce soir, viens tu de toucher terre après ton long voyage parmi les étoiles?

Tu ne sais plus quoi dire mais tu ouvres les yeux en grand et prend une profonde inspiration

Tu questionnes tes sens pour calculer ta trajectoire, mais le doute et tout ce qu'ils te laissent entrevoir, te voilà bien fragile devant l'hiver

La tristesse te rassure ? Y trouves tu ta place ?

Et maintenant que vas tu faire ? Attendre l'aurore et regarder l'air paisible la vague qui passe ?

On pourrait presque voir un sourire venir narguer l'océan qui te fait face, celui dans lequel tu as plongé, bien qu'il pourrait t'avaler ça ne te fais plus peur maintenant

Planté sur ton rocher, tu tournes le dos a l'écume qui vient te lécher les pieds, une lumière requiert toute ton attention

Celle d'une fenêtre ouverte par laquelle s'envole tout ton chagrin
Au loin

Tu gardes la fenêtre ouverte pour que s'envole tout ton chagrin

 

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